accueil
accueil

prises de position
prises de position

voyages
voyages

lectures
lectures
liens
liens
archives
archives
écrivez-nous
écrivez-nous






Voyage d’avril-mai 2012

Chicago - Ontario - Québec


            Le groupe au bord du lac Michigan et sous le"Cloud gate" du Parc Millennium

Lundi 23 avril : Paris - Chicago
Vol Air France pour Chicago ; départ 10h30, arrivée 12h35
Ascension à la Willis Tower (a pied depuis l’hôtel)
Dîner
Hôtel (central):  Seneca (2 nuits)

Mardi 24 avril : Chicago
Visite guidée de la ville, dont excursion dans le quartier de Bronzeville
Déjeuner et dîner inclus.

Mercredi 25 avril : Chicago - Toronto
Musée Art Institute le matin
Déjeuner libre
Début d’après-midi libre
Transfert pour l’aéroport et vol pour Toronto dans la soirée (19h25-22h)
Toronto : dîner, hôtel : Radisson East (2 nuits)

Jeudi 26 avril: Toronto – Niagara Falls – Toronto
Croisière Maid of the Mist si en activité ou excursion en arrière des chutes « Journey behind the falls ».
Déjeuner dans un restaurant panoramique à Niagara
Tour d’orientation de Toronto
Dîner

Vendredi 27 avril
Toronto – Rockport – Ottawa
Tour d’orientation de Kingston
Croisière et déjeuner dans les Mille îles (2 h)
Dîner
Hôtel Clairion Ottawa (Gatineau)

Samedi 28 avril : Ottawa – Montréal
Visite du Parlement (s’il n’y a pas de réunion), tour d’orientation
Déjeuner au marché By
Musée des civilisations
Dîner
Hôtel à Montréal : Les Suites Labelles (coin cuisinette)

Dimanche 29 avril : Montréal - Desbiens
Visite guidée de Montréal (2h)
Déjeuner typique dans une cabane à sucre avec animation musicale dans la région de Trois Rivières
Route en direction de Desbiens
Accueil festif dans les familles et souper.

Lundi 30 avril : Desbiens – Tadoussac
Route le long du fjord de Saguenay
Centre d’interprétation des mammifères marins (sauf si la saison chaude arrive en avance : croisière baleines en option)
Déjeuner et dîner
Hôtel Beluga

Mardi 1 mai : Tadoussac – Québec
Arrêt au Canyon Sainte-Anne (ou si pas encore ouvert : réserve faunique du Cap Tourmente ou village reconstitué des Hurons-Wendat)
Déjeuner libre
Arrêt à la chute Montmorency
Dîner et nuit à Québec : Auberge l’Autre Jardin

Mercredi 2 mai : Québec – Montréal
Visite guidée de Québec (2h)
Déjeuner libre, départ pour Montréal.
Dîner de spécialité « smooked meat »
Hôtel à Montréal : Les Suites Labelles (coin cuisinette)

Jeudi 3 mai : Montréal – aéroport
Journée libre
Transfert à l’aéroport : vol Air France 19h55

Vendredi 4 mai
Arrivée à Roissy : 8h30

LES IMPRESSIONS des voyageurs

"J'ai rêvé Chicago, j'ai vu Chicago, j'ai "goûté au ciel " à Chicago. Les architectes qui ont oeuvré à sa conception ont gagné leur pari: une mégapole aux artères larges, bien traçées, bordées d'arbres aux lignes gracieuses, aux plate bandes couvertes de tulipes multicolores , aux gratte ciel fabuleux: Willis tower, Water tower, Wrigley building, Hancock building qui rivalisent de hauteur, de forme , de faste! Le "plancher des vaches " n'est pas en reste: au sol, les sculptures des plus grands: Picasso, Brancusi, Dubuffet, Miro sans oublier Marilyn, haute de trois mètres, robe plissée relevée, l'air enjoué.
Chicago, c'est aussi le lac Michigan, cette immensité d'eau qui fait penser à la mer, longé par des dizaines de plages artificielles, des parcs magnifiques: le Lincoln park de 4OO hectares incluant une ferme, des serres , un jardin zoologique, un musée  de la nature, le parc du Millénium célèbre pour la sculpture d'Anish Kapoor. :the bean, lieu de rendez vous privilégié à toute heure.
Chicago, on n'en finirait pas d'énumérer tes beautés .Dommage qu'on n'ait eu que deux jours pour en profiter ."

Marie-Christine R.

 

Voyager en Amérique du nord ou l'art d'attraper 2 kilos en 12 jours :
        Certes voyager c'est découvrir de nouveaux paysages mais c'est aussi les échanges (qui peuvent être très vifs: contexte politique en France oblige)autour d'une table de restaurant ou de picnic: voyage à travers 4 tables pas étoilées par Michelin mais marquantes
       Pour commencer, deux tables à Chicago. Le premier soir , alors que le décalage horaire se fait sentir, c'est dans un restaurant sur Grandt Avenue :Buca di Bepo que nous dînons. Le cadre est surprenant: de multiples petites salles ou sont accrochées des photos de stars et de scènes religieuses très iconoclastes. Il y a de grandes carafes d'eau glacée alors que la climatisation marche à plein régime et qu'on gèle. Sur la table, deux grandes salades composées, bientôt suivies d'un plat de pâtes au pesto et au poulet: on est déjà calé. Mais il reste la crêpe fourrée et les escalopes milanaises: dommage , le meilleur pour la fin :500 grammes de pris
     Le lendemain, à midi, après un tour de ville passionnant, sous un beau ciel bleu, on déjeune au Navy Pier, en bordure du lac Michigan. On a eu le choix entre une salade de crevettes , des crevettes panées ou un steak frites. La raison imposait la salade de crevettes mais les crevettes panées accompagnées de frites , c'était tentant: 500 grammes en plus!
     On est maintenant au canyon St Anne, au Québec. La pluie s'est mise entre parenthèses et c'est tant mieux: on picnique! Ce sont Alain , notre guide québécois, Angèle et Didier nos bienfaiteurs qui se sont chargés des courses à la Malbaie. On a droit à un superbe picnic: énormes toasts au saumon, canapés d'huitres en conserve, pâté d'orignal, rillettes(nos rillettes du Mans peuvent s'aligner), des tas de fromages qui ressemblent aux nôtres mais dont on a été sevrés et des pommes, des fraises, des tomates : un festin:800 grammes !
     Pour finir, à Québec, le restaurant: Cote à Cote. Après l'hôtel écolo , si écolo qu'il n'y a pas d'ascenseur et qu'il faut se taper les valises à travers un escalier étroit et  deux étages , le restaurant ou l'on doit déguster du homard. Très vite on détecte un mauvais présage: des masses de scolaires  s'engouffrent dans le restaurant : il faudra déguster  son homard en tentant d'oublier le cadre de cantique scolaire plein de bruit et de fureur: 200grammes seulement!
     J'en suis à 2 kilos: il faudra bien envisager de les reperdre avant de repartir pour la Castille peut être?Vive le cocido!

Marie-Christine R.

 

Éloge de la parlure québécoise


Carte d'identité d'un peuple de voyageurs et d'aventuriers
Ayant bravé l'hiver recouvert de neige et de glace
Cris ou murmures que le vent transporte vers les confins d'un horizon sans fin
De mots vastes et somptueux comme le pays où ils sont enracinés
Ca coule, comme une vaste rivière bordée de galets
Ca ricoche, ça jaillit, ça vous éclabousse au visage
Ca vous nourrit tant les mots sont gros et sonores
Chargés d'images du temps passé
En quête d'un nouveau présent

La parlure au Québec est un pays.

Isabelle L.

 

Lui, c’est Gaston, elle c’est Christiane. Ils habitent un hameau, « La Croix du Lac », nommé ainsi par des Jésuites venus s’y installer il y a quelques siècles, en raison de la forme des rives. 
Ils nous attendaient à Herbertville, le bourg voisin, avec les autres familles d’accueil. Le guide, goguenard, nous avait faussement rassurés : « ne vous inquiétez pas, tout ira bien ! Ceux qui ont un petit sédatif, qu’ils le prennent par précaution... ». Nous, bravaches, un rien inquiets. A la descente du car, ils sont là, et nous entraînent illico dans une salle des fêtes. Jus de fruits (ah, ce n’est pas la Bourgogne !) petit discours de bienvenue aux cousins-cousines du Vieux Monde, et en avant la musique. Un musicien chenu (ancien prof, nous dit Christiane) se lance dans le bal musette, puis voilà les anciennes danses populaires, type quadrille, et façon country. Allez, allez, Gaston nous tire sur la piste, les récalcitrants y compris (et j’en connais). Chacun s’applique – en file par deux, tour à droite par quatre, tour à gauche, passage sous les bras, on remet ça - et l’honneur de l’APHG en sort grandi ! Première épreuve franchie avec succès.
La suite n’est pas une épreuve, loin s’en faut : nous approchons, le temps d’une soirée, de vrais Québécois ! Et c’est une surprise.
D’abord, on les comprend sans difficulté, même si quelques syllabes sont avalées, et les diphtongues multipliées : « Ici, ç’encoar l’hivaer ! ». Comme quoi, les préjugés… 
Au bout d’une route sur un plateau morne, encore pris dans l’ensommeillement hivernal (quelques plaques résiduelles de neige) nous entrons dans la maison de bois rouge, que Gaston a construite de ses mains ; intérieur modeste, chaleureux. Les fenêtres sont petites, sans doute du fait de la longueur de l’hiver, d’octobre  à mai : « on aime l’hiver, disent-ils, nous faisons des kilomètres à pied dans la nature, par -30 ;  le soir, il y a une vraie vie de village ».
A peine dedans, Gaston déplie une carte de France : il situe Dijon, et ils peuvent parler de nombreuses villes comme s’ils y allaient en vacances chaque été ; faut dire que Gaston et son épouse reçoivent des étrangers depuis 20 ans déjà. La télévision est allumée dès le matin, chaîne française ; c’est la période électorale : Gaston en suit tous les débats,  s’effraie du score annoncé de Marine le Pen ; il connaît les prouesses de Sarkozy, lui en veut d’avoir fait  peu de cas du Québec lors de sa visite de courtoisie  si peu courtoise, après son élection. Il parle avec passion. Et soudain « en France, on parle beaucoup du Québec ? ». Nous baissons les oreilles, mentons un tout petit peu – au retour, on leur enverra des articles parus dans les journaux français sur la révolte des étudiants, quand même – Sur le coup, on mesure notre indifférence à l’égard de ce pays peuplé de Français. Car il n’y a pas plus français que leur nom et l’histoire de leur famille. « Potdevin » signifie Poitevin. Gaston retrace l’épopée de son aïeul, arrivé au XVIIe siècle, capitaine de vaisseau courageux qui reçut des distinctions. Il remonte à ses ancêtres du Poitou, a fait identifier leurs tombes, là-bas, par des amis.
Et depuis le XVIIe, « on se bat contre l’Anglais » : plus longtemps que ne dura la guerre de Cent Ans. Haine coriace, qui provoque des schismes dans les familles en cas de « mésalliance ». On nous parle avec des soupirs de la guerre perdue parce que le roi de France a renoncé à défendre ses terres et ses sujets, les abandonnant à l’ennemi. Aujourd’hui, le couple a  deux fils, qui travaillent tous deux à Montréal, pas question de passer la frontière.
Pour tout dire, l’un et l’autre sont indépendantistes. Ils y croient. Ah, le doux souvenir de De Gaulle lançant « Vive le Québec libre » à la barbe des Anglais. C’était un homme ! Et aujourd’hui, avec les ressources minières découvertes en Gaspésie, peut-être du pétrole dans le golfe du Saint-Laurent, le Québec peut vivre seul, non ?
On aimerait y croire avec eux.

Nous n’attendions pas un tel attachement à la France, une  résistance aussi opiniâtre au monde anglo- saxon, par le maintien coûte que coûte de la langue française. On découvrira d’ailleurs peu après la fécondité de leurs écrivains.
L’impression qu’on a retirée de cette brève rencontre, c’est celle d’un peuple « cousin » courageux et attachant.

Christiane S.


 

 

 

 

 

page précédente

Association des professeurs d'histoire et de géographie
Régionale de Bourgogne-Dijon
URL : http://aphgbourgogne.free.fr
Dernière mise à jour : 7 octobre 2012

page suivante