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Nos collègues publient  :

À QUOI SERT L'IDENTITÉ NATIONALE ?

par Gérard NOIRIEL, éd. Agone, 2007, 156 p.

L'historien Gérard NOIRIEL a publié chez Agone en 2007 un essai intitulé À quoi sert l'identité nationale ?, livre « militant » selon l'auteur qui évoque son combat au sein du Comité de Vigilance face aux usages publics de l'histoire – qu'il préside – contre « les entrepreneurs de mémoire ».

Rappelant que la démarche historique pose des questions, essaie de comprendre et d'expliquer le passé par l'étude critique de sources multiples, développe un discours de portée universelle, l'auteur précise que la mémoire est un jugement du passé porté par un groupe : elle est donc communautaire. Et en ce sens, les mémoires s'affrontent, se concurrencent : la mémoire coloniale n'est évidemment pas la même pour les colons et leurs descendants que pour les colonisés, alors que l'histoire de la colonisation peut être entreprise par un chercheur dont le discours sera recevable par tous.

Mais avec d'autres historiens, G. Noiriel dénonce les usages partisans de l'histoire et de certaines notions, telle celle d'identité nationale dont aucune définition objective ne peut être donnée. La création d'un «  Ministère de l'immigration et de l'identité nationale  » par Nicolas Sarkozy en 2007 l'a d'ailleurs amené – avec sept autres de ses collègues sur douze – à démissionner du comité scientifique de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration de la Porte Dorée. L'argumentation de l'auteur est centrée sur l'idée que « l'identité nationale » est utilisée à la défense des intérêts de ceux qui en usent.

Genèse de la notion

 Il revient d'abord sur la genèse d'une notion réactualisée en France dans les années 1970, après le renouveau du « régionalisme » dans la mouvance de mai 1968. Mais ce fut d'abord une idée des « Lumières » lorsque la bourgeoisie française à la conquête du pouvoir, s'appuie sur la « nation » afin de détruire l'État monarchique soutenu par une aristocratie cosmopolite : c'est au nom d'une « Nation » de « citoyens libres et égaux en droits» que les Jacobins ont combattu les coalitions européennes monarchiques et aristocratiques à la fin du XVIII° siècle.

Cependant, les conquêtes napoléoniennes ont développé en Europe le sentiment national contre la domination française [«  Personne n'aime les missionnaires armés  » Robespierre], notamment en Allemagne où est alors forgé le mot nouveau de «  Volkstum  » : ce nouveau concept est utilisé contre les troupes d'occupation françaises et contre l'aristocratie locale. On peut donc parler d'invention d'une « identité nationale » pour asseoir le pouvoir de la bourgeoisie dans le cadre d'États-Nations [cf. les mouvements libéraux et nationaux des années 1830-1840 en Europe].

La notion peut être considérée comme progressiste dans le sens où elle a permis de constituer des États « démocratiques » à l'époque du capitalisme ascendant en Europe, forgeant l'unité de chacune des classes antagonistes de la nouvelle société et marginalisant les traditions paysannes et régionalistes.

Quelles évolutions jusqu'à la Deuxième Guerre mondiale ?

 Mais la guerre de 1870 marque un tournant fondamental dans l'histoire des identités nationales, non seulement en France mais dans toute l'Europe. Pour G. Noiriel, la définition de la nation élaborée par E. Renan («  Qu'est-ce qu'une nation ?  », discours prononcé à la Sorbonne en 1882) est une «  intervention partisane  » dans la querelle qui oppose la France à l'Allemagne.

Chaque État adopte alors ses propres critères en fonction de ses intérêts particuliers et la nationalité devient un enjeu politique majeur : les pays d'émigration – soucieux de défendre les intérêts de leurs ressortissants à l'étranger – théorisent le droit du sang (Allemagne, Italie…), alors que les pays d'immigration se soucient d'intégrer les nouveaux venus dans l'industrie et dans l'armée par le droit du sol (France, États-Unis…).

La combinaison de la défaite française de 1870 contre la Prusse et de la crise économique des années 1880 amène les dirigeants de la III° République à se préoccuper de qui est Français et qui ne l'est pas : ils votent la première loi sur la nationalité française en 1889 qui lie le suffrage universel masculin et la conscription obligatoire, comme conséquence du protectionnisme. Cette loi exprime ainsi une «  politique annexionniste  » qui vise à intégrer les immigrants belges, italiens ou allemands nés en France. En somme, est digne d'être citoyen français celui qui est en mesure de défendre les intérêts de l'impérialisme français. La « nation » est alors devenue un bastion à défendre contre l'ennemi étranger.

Et surtout, face au danger des classes laborieuses, la bourgeoisie doit faire face à la formation «  d'une identité de classe   » («  un « nous  » ouvrier opposé aux  «  eux  » patronal  ») ; avec la formation de ses organisations, de l'AIT (1864) notamment, la classe ouvrière se réclame de l'internationalisme prolétarien. Ainsi, le «  massacre de Fourmies  » (huit ouvriers tués par l'armée le 1° mai 1891) a joué un grand rôle dans la constitution de l'identité ouvrière contre les patrons et l'armée.

La III° République a donc fabriqué la «  communauté nationale  » en cherchant à rendre ce sentiment d'appartenance dominant par rapport à d'autres éléments identitaires. «  La politisation de l'identité nationale devient alors une arme essentielle pour combattre la lutte des classes  » [p.29] tant de la part des républicains bourgeois que des monarchistes qui passent alors un compromis. Cela conduit à une définition officielle de l'identité nationale élaborée par les historiens du régime républicain, Ernest Lavisse en tête : elle serait le produit d'un enracinement dans le monde rural qui a modelé à la fois les paysages et «  l'âme française  ».

Cette conception montre une opposition à tout changement, notamment à l'industrialisation et à l'urbanisation. Les républicains radicaux s'attachent d'ailleurs à maintenir une classe nombreuse de petits propriétaires, quitte à faire appel massivement à l'immigration pour la main d'œuvre industrielle. Ainsi, l'ennemi de la nation prend un double visage : l'ouvrier et l'Allemand.

Des nuances apparaissent cependant. G. Noiriel analyse longuement les conceptions de la droite conservatrice, nationaliste et catholique développées par Maurice Barrès  : pour affronter l'Allemagne (« la revanche »), il faut que les Français soient unis par un sentiment national enraciné dans le catholicisme, la terre et les morts. « L e mort saisit le vif  » (le passé pèse sur le présent), les commémorations sont le meilleur moyen de souder les Français par des émotions communes d'amour (de la patrie) et de haine (de l'étranger), excluant le discours argumentatif. [On peut faire des rapprochements avec les récentes initiatives présidentielles…]

Mais l'ennemi intérieur n'est pas exclu de cette thèse : il s'agit des travailleurs immigrés – déjà nombreux comme signalé plus haut et en raison du déclin démographique français très précoce -, groupe social le plus pauvre et le plus exploité alors qu'il est présenté comme dominant, privilégié et prenant (déjà) le travail des Français. Ce discours vise aussi la bourgeoisie israélite selon un antisémitisme particulièrement vif lors de l'affaire Dreyfus, les fonctionnaires et les intellectuels. Il vise surtout l'ensemble de la classe ouvrière gagnée par les idées socialistes : l'identité nationale, l'obéissance au gouvernement sont opposées aux revendications ouvrières.

A cette conception, les socialistes – Jaurès en particulier – sont passés au tournant du siècle d'un discours anticapitaliste et internationaliste à un discours qui cherche à «  concilier la défense de l'intérêt national  » avec «  les idéaux internationalistes du mouvement ouvrier  ». Jaurès prône la démocratisation de l'armée (défense de la conscription obligatoire) et la  paix. Cette orientation conduit les partis socialistes à se rallier à « l'union sacrée » en 1914. Mais G. Noiriel passe rapidement sur ce tournant.

Après la Grande Guerre, est créé en France en 1920 le Ministère des Pensions dans lequel G. Noiriel voit la première institution en charge de «  l'identité de la nation française  » par la mise en place des nécropoles nationales et des multiples commémorations. Parallèlement, l'union sacrée qui perdure, fixe les grandes lignes d'une politique «  d'immigration choisie  » blanche et catholique pour reconstruire la France du nord, à savoir des centaines de milliers d'Italiens et de Polonais, renforçant le poids de la classe ouvrière et de ses partis dans la société française de l'entre-deux guerres.

G. Noiriel rappelle le discours de l'extrême-droite dans les années Trente, qui dénonce le « complot judéo-bolchévique ». Au nom de la loi sur la déchéance de la nationalité adoptée durant la Grande Guerre et confirmée en 1927, «  plusieurs militants communistes sont privés de la nationalité française et expulsés vers leur pays d'origine  ». Enfin, le régime de Pétain crée pour la première fois dans l'histoire de la France un organisme chargé de la question identitaire : le Commissariat général aux questions juives , qui a joué un rôle majeur dans la déportation de plusieurs dizaines de milliers de Juifs.

Le devenir d'une notion partisane

À l'issue de la Deuxième Guerre mondiale, il faut rappeler l'union nationale, des gaullistes aux communistes, pour reconstruire l'État républicain et contrer la vague révolutionnaire. : «  l'identité française  » est alors magnifiée à travers la commémoration des combats de la résistance contre l'occupant. Puis le discours stalinien contre « l'impérialisme américain  » conforte le soutien apporté à l'État français.

À la même époque, le développement des mouvements de libération nationale dans les colonies réactive l'utilisation politique du discours raciste dénonçant la « barbarie » des « terroristes » indigènes pour diviser prolétariat de métropole et des colonies. Mais la période de forte croissance économique d'après guerre et les combats ouvriers à l'échelle de la planète favorisent le renouveau de «  l'internationalisme prolétarien  » dans la jeunesse notamment qui s'exprime fortement dans les années 1960. Cependant, l'affaiblissement du modèle soviétique débouche sur l'émergence de nouveaux concepts identitaires destinés à supplanter la notion de classe : régionalisme, féminisme, par exemple, font florès après 1968. Ce n'est sans doute pas un hasard non plus si le Front National de JM. Le Pen voit le jour en 1972 pour défendre « la nation française ». Le thème de l'identité nationale est d'ailleurs repris sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing en 1977 pour justifier les mesures limitant le regroupement familial (en particulier celui originaire d'Algérie) et incitant au retour des immigrés dans leur pays d'origine. «  Ces initiatives suscitent alors une mobilisation massive autour des partis de gauche, des associations humanitaires et des Églises.  »

G. Noiriel souligne un changement radical dans les années 1980/1990. Il l'attribue notamment à la privatisation des médias, tels que la télévision qui fabrique de l'information spectacle, privilégiant la violence, les faits divers et le discours sécuritaire pour assurer l'audience. Les informations télévisées ont alors mis l'accent sur la guerre au Moyen-Orient, le terrorisme et la délinquance des jeunes de banlieue, en établissant des connexions entre ces événements. Le danger viendrait des « jeunes issus de l'immigration » désignés comme principaux responsables des maux de la société : attentats, voitures brûlées, trafic de drogue, « tournantes », etc… Sont apparus alors les mots « communautarisme », « quartier », « islamisme »,  « foulard islamique », « beur »… La stigmatisation de ces jeunes, le chômage de masse et le harcèlement policier dont ils sont victimes ont favorisé un sentiment collectif d'humiliation et la montée de la violence dans les banlieues populaires.

Parallèlement, l'auteur souligne l'affaiblissement puis la marginalisation des organisations ouvrières, notamment du PCF et de ses organismes satellites qui encadraient la jeunesse depuis les années 1930. De même, l'abandon par le parti socialiste alors au pouvoir, de la référence à la lutte des classes au profit de la défense des « valeurs républicaines » et de « l'intégration », privilégie l'origine ethnico-géogaphique de personnes et non plus leur position sociale. C'est dans cette brèche que le Front National s'est engouffré : il ne s'agit pas d'un parti « fasciste » visant à détruire les institutions républicaines mais d'une organisation anti-ouvrière – tant française qu'immigrée – utilisant au mieux les médias à la recherche d'audience, pour diffuser son message destiné à capter les victimes de la crise économique. En opposant « Européens » et « musulmans », il utilise l'identité nationale comme argument politique de clivage de la société entre « eux » et « nous contre». Son programme prône, dès les années 1980, une nouvelle politique de « co-développement » avec les pays d'où sont originaires les immigrés de façon à ce qu'ils restent chez eux. [On notera que c'est l'intitulé même du ministère confié par N. Sarkozy à B. Hortefeux, ce qui est un élément d'explication de l'effondrement du FN].

La réponse des organisations d'origine ouvrière a été de diaboliser Le Pen et son électorat plutôt que de répondre aux aspirations de leurs électeurs. A droite, le thème de l'identité nationale menacée est largement repris (notamment dans les articles du Figaro Magazine et de Valeurs Actuelles ) et peut être mis en relation avec des analyses d'intellectuels aussi reconnus que Claude Lévi-Strauss et Fernand Braudel.

Ainsi, au milieu des années 1980, le thème de « l'»identité nationale » est relégitimé : il figure en toutes lettres dans la plate-forme électorale du RPR aux législatives de 1986 [un paragraphe concernant l'immigration est intitulé : «  Une communauté nationale mieux affirmée dans son identité  »]. «  La droite a donc retrouvé le vieux réflexe national sécuritaire. Comme dans le passé, il fallait discréditer les conflits sociaux en les présentant comme une menace contre la nation ; […] c'est la délinquance qui sert de prétexte.  »

Or, G. Noiriel rappelle que depuis les années 1990, «  la France est entrée dans une longue période de stabilisation des flux migratoires  ». C'est pourtant le thème de l'immigration et un discours sécuritaire qu'adoptent tous les partis lors des débats de la présidentielle de 2002. [Mais G. Noiriel passe rapidement sur l'issue et sur le ralliement des « partis de gauche » à J. Chirac au 2° tour des élections, sous prétexte justement de défense des « valeurs républicaines »]

Après cet épisode, le thème de « l'identité nationale » semblait épuisé lorsqu'il est revenu brutalement sur le devant de la scène politique à l'occasion de la campagne présidentielle de 2007 et l'annonce le 8 mars 2007 par N. Sarkozy que, s'il était élu, il créerait un « ministère de l'immigration et de l'identité nationale ».

Qu'est-ce que «  l'identité nationale  » pour N. Sarkozy ? G. Noiriel l'analyse comme une stratégie traditionnellement payante pour la droite et un moyen de rallier les électeurs du FN. Mais là encore, il s'agit pour le représentant de la droite de parler d'autre chose que de la situation réelle, d'utiliser le concept comme un dérivatif sous forme de « sermon caractéristique des prêcheurs américains  ».

La définition que N. Sarkozy élabore au cours de ses discours de campagne est d'abord liée au concept barrésien (« une terre charnelle à laquelle chacun se sent rattaché par un lien mystérieux  » - Caen, 9 mars 2007), puis aux « valeurs républicaines » dans une perspective d' union nationale . Mais l'originalité de ce discours tient peut-être à l'idée «  d'intégration réussie  » dont il serait l'exemple, dans la lignée des Normands dont il dit que «  le sang des Vikings s'est mélangé à celui des Gaulois et des Francs  » . Les références médiévales lui permettent aussi de nier constamment la rupture de la révolution de 1789.

C'est ainsi que la théorie du «  sang mêlé  » lui permet de vanter le mérite de ceux qui ont su s'intégrer (de Gambetta à Max Gallo en passant par Émile Zola) et de rejeter ceux qui, aujourd'hui, menacent la «  nation française »  : les « immigrés  clandestins  » d'abord, dont il veut faire le bonheur en les expulsant puisqu'ils ne peuvent s'intégrer (discours de Cormeilles-en-Parisis, 6 mars 2007).

Le deuxième ennemi, c'est le communautarisme comme antithèse des «  valeurs républicaines  » puisqu'il signifie pour lui, soumission de la femme, foulard, polygamie …  «  L'immigration musulmane  » en provenance du Maghreb et d'Afrique noire est systématiquement stigmatisée comme «  l'anti-France  » contre laquelle il faut mener une politique répressive ; bref, le fonds de commerce du discours national-sécuritaire, «  l'argument de la menace étrangère pour discréditer toutes les formes de contestation des pouvoirs en place  » [p.99]. C'est donc l'origine des personnes qui constitue la menace et non leurs actes. D'où, «  l'immigration choisie » . Il ne s'agit là bien sûr que de rhétorique car l'analyse des lois votées (loi Hortefeux notamment) montre que ce principe est au service exclusif de l'économie française.

Comment interpréter alors «  l'hommage appuyé  » aux leaders socialistes historiques, Jean Jaurès, Léon Blum ? G. Noiriel y voit d'une part la recherche d'un consensus politique, et d'autre part, le résultat de l'abandon par les socialistes des références à la lutte des classes au profit des valeurs dites républicaines.

Il analyse en particulier le discours de Ségolène Royal qui privilégie le féminisme à la notion de classe tout en assimilant l'identité nationale à sa propre personne («  La France Présidente  »), notamment quand elle évoque le 12 avril 2007 son enfance en Lorraine où elle se présente dans la lointaine continuation de «  Jeanne la Rebelle  ».

Selon G. Noiriel, dans ce contexte, elle fut «  contrainte de démontrer que la gauche ne négligeait nullement la question nationale, en chantant la Marseillaise  » […] et en appelant les Français à mettre des drapeaux tricolores aux fenêtres. » [p.111]. mais il fait une distinction entre la «  version sarkozienne  » (nationaliste) et la «  version royalienne  » (patriotique) de l'identité nationale. Il affirme que «  le clivage nationalisme/patriotique sépare toujours aujourd'hui la droite et la gauche  ».

Conclusion « L'identité nationale » n'est donc pas un concept scientifique mais appartient – comme « les valeurs républicaines » - au langage politique : formules creuses que chacun peut définir comme bon lui semble. Le choix de N. Sarkozy, candidat des milieux d'affaires, de tirer sur la corde nationaliste lui a permis de capter une partie des voix populaires, dans une situation où, non seulement la candidate socialiste n'a défendu aucune des revendications traditionnellement de gauche, mais où, de plus, elle s'est située sur le même terrain que son adversaire.

Les mesures contre les immigrés, initiées par le « ministère de l'immigration, de l'identité nationale, de l'intégration et du co-développement » dont les fonctionnaires sont sommés de faire du chiffre en traquant sans relâche tous les sans-papiers, sont justifiées par la défense de  « l'identité nationale ». De même, c'est au nom des « valeurs républicaines » que «  sont légitimées des mesures discriminatoires qu'aucun gouvernement n'a jamais imposées aux millions d'immigrants qui se sont installés en France dans le passé » [p.147].

L'auteur a démissionné du Conseil scientifique de la Cité nationale de l'immigration (CNHI) le jour même où a été annoncée la formation du « Ministère de l'immigration et de l'Identité nationale » : comme enseignant-chercheur, il entend refuser de «  cautionner ce type de discours fondé sur la récupération de [ses] travaux  » et mettre en évidence la fonction politique du discours identitaire.

Micheline Cinquin

 

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Dernière mise à jour : 25 novembre
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